En 2026, plusieurs évolutions majeures pourraient transformer la manière d’acheter, de financer et de rénover un logement. Entre réforme DPE 2026, nouvelles normes européennes, obligations de rénovation et durcissement des critères bancaires, les futurs acheteurs doivent se préparer à un paysage immobilier profondément renouvelé. Voici une analyse claire, utile et accessible pour anticiper votre projet immobilier 2025–2026.
Pourquoi 2026 sera une année charnière pour la performance énergétique des logements ?
Les discussions autour des règles énergétiques accélèrent depuis 2024. Trois chantiers majeurs dessinent un tournant :
- la réforme du DPE 2026,
- la transposition française de la directive européenne EPBD France 2026,
- et la poursuite du calendrier de la loi climat 2026 sur les passoires thermiques.
L’objectif commun : renforcer la fiabilité du diagnostic, encourager la rénovation et mieux aligner les critères énergétiques sur les exigences climatiques européennes. Pour les acheteurs, ces évolutions changent à la fois la valeur des biens, les travaux à prévoir, mais aussi les conditions d’accès au crédit.
Réforme DPE 2026 : ce qui pourrait évoluer dans la méthode et les classes
Une refonte du diagnostic énergétique est envisagée pour corriger ses limites actuelles, notamment sur les petites surfaces et certains logements anciens. Plusieurs pistes sont discutées :
Une méthode recalibrée pour plus de précision
La nouvelle norme énergétique 2026 pourrait inclure :
- une meilleure prise en compte des surfaces inférieures à 40 m², souvent pénalisées,
- un calcul plus fin des déperditions,
- des seuils de classe ajustés pour refléter les performances réelles.
Ces ajustements pourraient faire basculer certains biens d’une classe F à E, ou inversement, avec un impact direct sur les prix et le financement immobilier 2026.
Un diagnostic plus central dans les décisions d’achat
Le DPE est déjà obligatoire pour vendre ou louer. Mais en 2026 :
- son poids dans la valeur de marché devrait augmenter,
- les biens mal classés pourraient être davantage négociés,
- les travaux deviendraient incontournables pour louer ou pour éviter un refus de prêt.
On observe déjà ce mouvement sur le terrain : les biens classés A, B ou C s’arrachent, tandis que les classes F et G voient leur attractivité chuter.
Loi climat : les interdictions de location continuent de s’étendre
La loi climat et résilience poursuit son calendrier :
- 2025 : interdiction de louer les logements classés G
- 2028 : interdiction de louer les logements classés F
- 2034 : interdiction de louer les logements classés E
Ces mesures, souvent regroupées sous le terme interdiction passoires thermiques, pousseront investisseurs et propriétaires à se tourner vers la rénovation. Pour ceux qui achètent en 2025–2026, un bien E, F ou G implique :
- un audit énergétique obligatoire,
- des devis à présenter à la banque,
- un financement travaux à intégrer avant même l’offre de prêt.
L’évolution du DPE en 2026 pourrait même accélérer ces obligations.
Le poids des normes européennes : la directive EPBD France 2026
La directive EPBD (“Energy Performance of Buildings Directive”) impose un calendrier ambitieux pour la rénovation énergétique en Europe. Sa transposition en France est en cours. En 2026, cela pourrait se traduire par :
- des exigences plus strictes sur les rénovations globales,
- l’apparition de nouvelles classes ou seuils,
- l’obligation d’un plan de travaux pluriannuel pour certaines copropriétés,
- des contrôles accrus sur les performances après rénovation.
Ces éléments influencent déjà le prix des logements et le niveau d’exigence des banques.
Comment les banques vont-elles intégrer ces changements dans leurs critères en 2026 ?
Les établissements financiers sont de plus en plus attentifs à la performance énergétique logement. En 2026, trois tendances fortes se dessinent :
Une évaluation énergétique intégrée au risque de crédit
La banque et DPE deviendront un duo indissociable. Un bien mal classé pourra :
- augmenter le taux d’endettement réel (chauffage plus coûteux),
- nécessiter un budget travaux important,
- représenter un risque de perte de valeur à moyen terme.
Certaines banques réduisent déjà la durée d’emprunt pour les biens F ou G, voire refusent un financement sans devis de rénovation.
Des conditions plus exigeantes pour 2026
Les scénarios actuels laissent penser que les banques demanderont :
- un reste à vivre plus sécurisé,
- un plan de travaux budgété,
- un chiffrage précis grâce à un audit énergétique obligatoire,
- un financement dédié (éco-PTZ, prêt travaux intégré).
Le crédit immobilier rénovation énergétique pourrait devenir la norme pour les logements non classés A, B ou C.
Quelles aides financières mobiliser pour anticiper l’achat en 2026 ?
Entre 2025 et 2026, plusieurs aides faciliteront la rénovation :
- MaPrimeRénov’,
- éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ),
- prêts bonifiés,
- aides locales (ANAH, communes, intercommunalités),
- dispositifs fiscaux ponctuels.
Ces soutiens peuvent réduire fortement le coût final des travaux, mais exigent une planification précise : devis, choix des artisans, calendrier.
Acheter une passoire thermique ou bien performant : comment décider ?
La question devient centrale pour les primo-accédants et investisseurs :
Passoire thermique : risquée mais négociable
Ses avantages : prix attractif, forte marge de négociation. Ses limites :
- travaux coûteux,
- obligations rénovation 2026 à anticiper,
- possible difficulté à obtenir un prêt,
- valeur de revente plus fragile.
Bien performant : plus cher mais plus simple
Ses avantages :
- financement facilité,
- meilleure rentabilité locative,
- charges moins élevées,
- valeur stable à long terme.
Comment préparer son projet immobilier 2025-2026 dès maintenant ?
Pour éviter les mauvaises surprises, il est essentiel de :
- demander un audit énergétique avant compromis,
- intégrer un budget travaux réaliste,
- comparer plusieurs banques selon leur politique énergétique,
- simuler le coût global : achat + rénovation + énergie,
- anticiper les hausses possibles liées à la réforme DPE 2026.
Un projet immobilier 2025 bien préparé offre une vraie marge de manoeuvre pour absorber les changements de 2026.
Entre réforme DPE 2026, directives européennes, obligations de rénovation et durcissement bancaire, 2026 sera une année déterminante pour les acheteurs. Les nouvelles règles peuvent sembler complexes, mais bien anticipées, elles deviennent une opportunité : acheter mieux, rénover intelligemment et sécuriser un financement adapté.

