L’immobilier en 2017 par Coach Finance

Les performances exceptionnelles du marché immobilier en 2016 en France pourront-elles se reproduire en 2017 ? Environ 850.000 transactions dans l’ancien ont été réalisées, le score le plus élevé depuis plus de 10 ans. Sur le marché du neuf, les mises en chantier et les permis de construire ont enregistrés des performances à plus de 10% . Une excellente année pour l’activité immobilière en France, donc. Mais 2017 pourrait s’avérer être une année moins positive.

Cela dépendra en premier lieu de l’évolution des taux d’intérêt des crédits immobiliers qui ont, du reste, amorcé une légère hausse en décembre : après un an de baisse continue, les taux d’intérêt ont très légèrement augmenté en décembre à 1,34% en moyenne, a annoncé l’observatoire Crédit Logement/CSA. Même si ces taux ont « sans doute atteint un seuil historique, en-dessous duquel il sera difficile de descendre », relevait récemment à l’AFP Elix Rizkallah, président de Laforêt, ils « offrent aux emprunteurs un pouvoir d’achat qui dynamise l’ensemble du marché immobilier ».

Un sondage BVA paru récemment sur le « climat de l’immobilier au second semestre 2016 » confirme que le niveau des taux d’intérêt de crédits immobiliers sera absolument déterminant en 2017 : « En plus de considérer le coût du crédit comme principal levier à l’investissement (avec 78% de réponses positives), les Français sont toujours plus nombreux à estimer comme « favorables » ce taux d’emprunt », note l’institut. Mais ils pourraient déchanter cette année. En effet, les Français se montrent plus pessimistes qu’avant lorsqu’il s’agit d’envisager l’évolution lors des douze prochains mois du coût pour se loger incluant le loyer, le remboursement des emprunts, la fiscalité, les charges dont l’énergie, l’eau, les assurances, les travaux.

« Cette perception, pourtant très stable tout au long de l’année 2016 (avec des scores allant de 54% à 55%), fait désormais face à une hausse significative (+8 points) et atteint un niveau jamais observé depuis 2015. » Par ailleurs, les ménages restent très pessimistes sur l’évolution de la situation financière de leur foyer. « Les Français sont toujours aussi peu nombreux à anticiper une amélioration de leur situation financière (20%), quand 49% envisagent une stabilisation et 31% une dégradation », note BVA.

Ainsi « force est de constater que les Français se montrent à nouveau très prudents et que les conditions favorisant l’investissement ne sont pas entièrement réunies », estime BVA. Il faudra aussi prendre en compte le contrecoup de « l’effet rattrapage » de 2016, une année qui a vu se concrétiser des projets en attente lors des années 2012, 2013 et 2014, où l’activité fut morose : seulement 700.000 transactions de logements anciens ont été réalisées en moyenne.

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