Quelles sont les conditions d’emprunt à respecter selon votre profil ?

Malgré une tendance à la hausse (notamment sur des prêts à court terme) en Avril 2017, le marché de l’immobilier va continuer de croître et c’est l’occasion pour les acquéreurs de profiter de taux d’intérêts encore très avantageux. D’une manière générale les conditions d’emprunt requises par les banques restent les mêmes, à savoir, le respect de la règle des 33% d’endettement, une situation professionnelle stable, un apport personnel permettant de financer les frais de notaire et une gestion « saine » de ses comptes. Cependant ces conditions d’emprunt varient selon les profils et notamment selon la situation matrimoniale des emprunteurs.

L’emprunt pour une personne célibataire

Si en théorie, les célibataires semblent moins avantagés auprès des établissements bancaires, nous constatons qu’ils sont de plus en plus nombreux à emprunter. Comme pour tous les dossiers de financement il est nécessaire que l’apport personnel soit en rapport avec le projet. Il faut également présenter une situation professionnelle stable et disposer de revenus suffisants afin de justifier d’une capacité à assumer les mensualités prévues.

Les célibataires constituent 35% des emprunteurs. Ils disposent d’un apport de 20 068 €, légèrement plus important que les couples, pour un prêt dont le montant s’élève à 125 862 €, soit 30% de moins que pour les couples, et sur 19 ans (soit 6 mois de plus que pour les couples) selon Immoprêt.

L’emprunt pour un couple

Il est nettement plus facile pour les couples d’apporter une garantie de stabilité financière puisque n’importe lequel des deux partenaires peut souscrire un crédit, son conjoint ou compagnon étant automatiquement rattaché à la dette. Dans la plupart des cas, les établissements bancaires réalisent un contrat avec les deux co-emprunteurs dans lequel ces derniers doivent montrer des pièces justificatives relatives à l’édition de leur contrat de crédit. Cependant, et comme pour tous les profils , il est impératif que l’achat en question soit proportionné à leurs revenus.

« Pour les établissements bancaires, en général les couples présentent plus de garanties qu’un célibataire considérant que le risque que les deux conjoints soient défaillants en même temps est moindre. »

L’emprunt pour les primo-accédants

Les différences entre couples et célibataires s’estompent. Chez Immoprêt les couples constituent certes la majorité des emprunteurs primo-accédants à 60,05% (contre 39,95% de célibataires) mais le profil des couples et des célibataires est en revanche très comparable. L’apport (21 008 € pour les célibataires contre 21 382 € pour les couples) et la durée du prêt (241 mois pour les célibataires contre 243 mois pour les couples) sont très proches. Seul le montant du prêt diffère en faveur des couples avec 183 646 € contre 126 494 € pour les célibataires.

L’emprunt pour une femme seule

La part des hommes et des femmes célibataires qui empruntent n’est pas égale. En effet, compte tenu de l’inégalité des salaires (en moyenne de 19% inférieur à celui des hommes selon l’observatoire des inégalités de l’Insee) les femmes ont une capacité d’emprunt plus faible que les hommes. Chez Immoprêt, les femmes seules représentent seulement 15% des emprunteurs. Elles sont donc très largement désavantagées par l’infériorité de leurs revenus alors qu’elles ont dans le même temps plus d’enfants que l’ensemble des célibataires.

Pour conclure, si en théorie, les couples apparaissent avantagés par les banques, partant du principe qu’ils présentent à priori davantage de garanties, en réalité les établissements bancaires privilégient d’abord les profils offrant une garantie financière (revenus, salaires, situation, stabilité etc.).